Quand la Cnil irlandaise recrute chez Meta
Une inflation des missions de la DPC Avant 2024, la DPC ne comptait qu’une seule commissaire en chef (Helen Dixon partie en 2024), puis le gouvernement a lancé en 2022 un processus d’élargissement du collège à trois personnes. Le ministre Jim O’Callaghan justifie cette extension par l’inflation des missions du régulateur, devenu l’une des plus grandes autorités de protection des données de l’UE. En effet, en vertu du Règlement général sur la protection des données, l’autorité irlandaise joue un rôle central dans la régulation des géants du numérique : le mécanisme du guichet unique désigne la DPC comme autorité chef de file pour les entreprises ayant leur siège européen à Dublin. Cela signifie qu’elle instruit en premier lieu les enquêtes sur leurs traitements de données. Au-delà du RGPD, la DPC se prépare à absorber une charge de travail accrue liée aux nouveaux textes européens. A partir de 2026, l’autorité assumera en outre des pouvoirs de surveillance de marché pour certains systèmes d’IA à haut risque, notamment en maintien de l’ordre et pour certains usages de la biométrie, dans le cadre de l’AI Act. Meta lourdement sanctionné La Cnil irlandaise a émis depuis mai 2018 plus de 3,5 milliards d’euros d’amendes, 43 934 notifications de violation de données et 1853 plaintes transfrontalières, dont 1612 instruites en tant qu’autorité chef de file. L’autorité a notamment sanctionné Meta en décembre 2024 d’une amende de 251 millions d’euros après une fuite ayant touché 29 millions de comptes Facebook dans le monde.
